01 Nov 2017         Posté par Elsa

Daisy est en couverture de la nouvelle édition de V Magazine. Le photoshoot a été réalisé par Inez & Vinoodh et on y voit notre belle anglaise dans un manteau Burberry, avec des lunettes de soleil ou encore dans un blouson venu tout droit des années 80. Le magazine comporte aussi un entretient de Daisy et Adam Driver (Kylo Ren dans Star Wars) dont vous pouvez retrouver la traduction ci-dessous.

«Je n’avais pas la moindre idée dans quoi je m’embarquais. Pas la moindre idée de ce qui allait se passer et de ce que ça allait entrainer. » confit Daisy Ridley à propos de son tout premier rôle dans Star Wars : Le Réveil de la Force. Actuellement, elle se trouve dans une forêt à quelques heures de Montréal où elle tourne Le Chaos en Marche avec Tom Holland, un film de science fiction prévu pour 2019. Mais c’est la sortie de Star Wars : Les Derniers Jedi, en décembre qui fait briller les projecteurs sur Daisy. Le Réveil de la Force a été le premier film depuis Titanic en 1997 à vendre plus de 100 millions de billets aux États-Unis. Ce n’est pas typique pour une toute jeune actrice que son premier film rapporte 238 millions de dollars dès son premier weekend d’exploitation. Un record historique ! Mais Daisy Ridley est une fille atypique. Elle est le visage d’une franchise qui vaut 10 milliards de dollars. Après le décès de Carrie Fisher l’année dernière, le personnage de Daisy, une héroïne courageuse et indépendante, est une voix féminine forte qui résonne dans une galaxie lointaine, très lointaine. Cependant, une galaxie lointaine, n’est pas le seul endroit où vous pourrez voir Daisy en cette fin d’année. Elle apparaît aux côtés de Johnny Depp dans Le Crime de l’Orient-Express, réalisé par Kenneth Branagh et composé d’un casting quatre étoiles. L’histoire à suspens suit 13 passagers joués par, entre autres, Penélope Cruz, Judi Dench, et Willem Dafoe dans un train où un tueur est en liberté. A part les blockbuster, Daisy a co-produit et commenté le documentaire La Jeune Fille et Son Aigle, qui suit une adolescente dans les montagnes de Mongolie alors qu’elle devient la première femme dresseuse d’aigle depuis la création du sport, il y a 2 000 ans. A quelques semaines de la sortie des Derniers Jedi, Daisy a rattrapé le temps perdu avec son collègue de Star Wars, Adam Driver.

Daisy Ridley : Salut Adam ! Ça fait longtemps !

Adam Driver : Salut Daisy, comment vas-tu ? Quand t’ai-je vu pour la dernière fois ?

DR : Eh bien, je ne sais pas trop parce que tu ne viens pas à toutes les choses cool auxquelles je participe. [Rires] En juillet dernier ? Ça fait un an !

AD : Oh, OK. J’ai beaucoup grandi depuis !

DR : Que se passe-t-il de beau dans ta vie ? [rires]

AD : Oh, ça va, ça vient ! Et toi, où es-tu actuellement ?

DR : Je suis au Canada, à deux heures de Montréal dans une forêt flippante. On a l’impression qu’on va se faire assassiner à tout instant dans cette cabane. On est en train de tourner Le Chaos en Marche avec Doug Liman, Tom Holland et Demián Bichir. C’est vraiment trop cool!

AD: Vous vous étiez déjà rencontrés avant? Ou est-ce que vous avez directement commencé à filmer ?

DR : J’avais rencontré Tom Holland très brièvement à deux reprises pendant 30 secondes. Et j’avais rencontré Doug Liman une fois, nous avions un peu discuté mais c’était vraiment très rapide.

AD : Pour toi, c’est difficile de rencontrer quelqu’un et de commencer directement à tourner ? Ou est-ce que tu préfères ça ?

DR : [rires] Eh bien, comme nous avons pu le découvrir toi et moi, nous sommes devenus de bons amis l’année dernière mais nous nous étions rencontrés quelques années auparavant. Il me faut un certain temps pour être à l’aise avec les gens. Je ne pense pas être très douée pour les rencontres. Je me sens très mal à l’aise. Je trouve ça très stressant. Mais ça devient plus facile, je commence à m’améliorer, tu comprends ?

AD : Oui, tu sembles toujours très à l’aise mais je ressens la même chose que toi. Lorsque je rencontre quelqu’un, je ne sais pas comment parler de la pluie et du beau temps. Je suis un peu brusque, c’est du genre « Salut, comment vas-tu ? Que penses-tu du temps?» et cinq seconds après c’est : «Quelle genre de relation entretiens-tu avec ta mère ? ». Je vais toujours très rapidement dans le fond du sujet.

DR : [rires] Je pense que tu es très doué pour ça.

AD : Oh, merci. Alors, parlons un peu de Star Wars. Si Rey était une couleur… Je plaisante!

DR : Non ! Oh mon Dieu ! [Rires]

AD : Avec J.J [Abrams] quelle a été votre première discussion à propos du personnage ? Tu as tout de suite su qu’elle s’appelait Rey ?

DR: Non, non, au départ il m’a dit que ça devait être Keera. Et lorsque nous étions déjà en train de tourner à Abu Dhabi, il m’a dit qu’il était en train de se demander s’il ne devrait pas l’appeler Rey, ce que j’ai trouvé vraiment trop cool ! Mais comme j’avais beaucoup auditionné, je n’en avais pas vraiment discuté avec lui jusqu’à ce que je lise le scénario. Je n’avais pas la moindre idée dans quoi je m’embarquais, pas le moindre idée de ce qui allait se passer et de ce que ça aller entrainer. Je n’avais pas fait de film avant, donc c’était vraiment nouveau. La première fois, c’était complètement fou. Même si nous en avions discuté, ça n’aurait eu aucun sens. Tout s’est déroulé au fur et à mesure.

AD : C’est vrai. Lorsque tu as auditionné, tu y as été sur une impulsion et ça c’est plutôt bien déroulé.

DR : Ouais. Bien sur, nous avons parlé du rôle mais c’était très vague. Je ne savais pas ce qu’allait faire le personnage ou ce qui allait se produire. Lorsque j’ai auditionné, les autres personnages n’existaient pas encore. Alors qu’avec Rian [Johnson] pendant que nous filmions Les Derniers Jedi, c’est vraiment devenu une autre histoire. La trajectoire que devait prendre l’histoire est devenue différente en fonction du nouveau réalisateur.

AD : J’ai toujours admiré les personnes qui sont extrêmement réfléchies dans ce qu’elles font, qui ne sont affectées par rien, qui sont capables de tout poser, de s’éloigner et de faire quelque chose d’autre. Est-ce que tu es ce genre de personne qui continue de tout rejouer dans sa tête ou es-tu capable de tout poser et de t’en éloigner ?

DR : Habituellement, je pense que je peux tout poser tranquillement. Je ne suis pas du genre à m’asseoir et à méditer. J’y réfléchis beaucoup avant. Je suis un peu envieuse des gens comme toi qui font quelque chose afin de se sentir plus connectés avec ce qu’ils font. Souvent, je me sens comme une novice, je me dis que je ne sais pas du tout ce que je suis en train de faire. Je pense que je peux faire quelque chose et passer à un autre truc rapidement puis je me réveille au milieu de la nuit et je me dis « Merde ! Qu’est-ce-que je viens de faire?».

AD : Je comprends. C’est pour ça que je ne peux rien regarder, ça me rappelle à quel point je suis mauvais. Je me dis qu’il y a pleins de choses que j’aurais pu faire différemment.

DR : Les premières fois où j’ai regardé Le Réveil de la Force parce que nous devions le voir encore et encore, je n’arrêtais pas de me dire : «C’est vraiment horrible! Je n’arrive pas à croire que des personnes puissent regarder ça ! » J’étais tellement gênée.

AD : [rires] C’est parce que tu regardes ça à travers un microscope. Crois-moi, c’est brillant ! Star Wars était donc ton premier film ? Et Le Crime de l’Orient-Express est ce que tu as fait après?

DR: Oui et oui. C’est ce que j’ai fait ensuite. Je ne sais pas si c’est la même chose pour toi parce que tu as fait pleins de choses différentes, mais bizarrement, pour moi j’ai l’impression que parce que j’ai commencé avec ce projet énorme ça me fait croire que tout est comme ça. Tout le monde est si gentil, j’ai l’impression que c’est bien plus normal que je ne l’avais imaginé. Puis, avec Le Crime de l’Orient-Express, c’était la même chose. Techniquement, c’est un gros film de studio ou peu importe comment les gens appellent ça mais j’ai vraiment eu l’impression que c’était intime et merveilleux. Puis, j’ai fait un film avec un petit studio. Mais dans les trois cas, peu importe l’histoire que vous racontez, ce n’est pas réel. Et c’est toujours un film. Les gens ont leurs boulots et d’autres problèmes à gérer. Pour moi, je ne pense pas que ça change de projet en projet. Mais je n’ai peut-être pas assez d’expérience pour m’en rendre vraiment compte.

AD : Non, j’ai discuté avec des acteurs plus âgés et c’est ce qui est à la fois bien et mal : On a toujours l’impression d’être un novice, on ne sait jamais rien. Tu te dis que tu as enfin compris quelque chose. Puis, ça recommence! Tu as l’impression d’avoir tout raté. Puis le tournage est terminé.

DR : Exactement ! Lorsque ça se termine, si quelque chose s’est mal passé tu te dis que c’était vraiment difficile. Puis le temps passe et lorsque tu y repenses, tu te dis que finalement ce n’était pas si difficile. « Nous ne faisions que jouer un rôle. Pourquoi est-ce que je me suis autant stressée pour ça ? » Pour l’instant, j’ai eu beaucoup de chance parce que 99% des personnes avec qui j’ai travaillé ont été vraiment sympa.

AD : C’est un super groupe de personnes ! Kenneth Branagh est vraiment fantastique. Tu étais déjà une fan de ses films ou de son jeu ? Ou est-ce que tu l’avais vu au théâtre ?

DR : L’année dernière, j’ai vu deux choses dans lequel il était puis j’ai reçu un appel pour une audition et je me suis dit : «Merde ! » J’ai dû prendre un avion pour LA, je ressentais les effets du décalage horaire et je me sentais vraiment mal. Encore une fois, je me suis dit que c’était impossible que j’ai le rôle. Lorsqu’on m’a dit avec qui j’allais jouer dans le film, je n’arrivais pas à y croire. Cette expérience a été fantastique ! Tout le monde était extraordinaire.

AD : Je me suis toujours demandé comment ça fonctionne lorsqu’il y a autant d’acteurs dans quasiment toutes les scènes. Ça peut se dérouler de deux façons. Dans les vieux films de Robert Altman, comme Nashville, dans lequel il y a beaucoup de personnalités différentes, les disputes pouvaient être un vrai cauchemar. Mais si ensuite ça marche bien…

DR : C’est vrai. Mais je pense que je n’exagère pas en disant que tout le monde a trouvé impeccable la façon dont le film a été réalisé. Ken a mis en scène tellement de pièces et je pense qu’il doit se retrouver très souvent confronté à des fortes personnalités. Mais de ce côté là, je n’ai jamais eu l’impression que quelqu’un essayait de se faire plus remarquer que les autres. Tout le monde s’entendait bien.

AD : Très bien. Il y a tellement de choses dont je veux qu’on discute… ! La Fille et son Aigle ! Comment t’es-tu retrouvée à participer à ce projet ?

DR : Ça a été une question de chance et de timing. Je n’ai commenté qu’un petit bout du film, c’est tout. Je n’avais aucune implication à part dire à quel point le film est formidable. Ce qui est le cas. J’avais les larmes aux yeux en le regardant. C’est très beau. Pour le réalisateur, Otto Bell, ce projet était sa passion. Il a mis toutes ses économies dedans. C’est remarquable ce qu’il a pu faire avec si peu de moyens.

AD : Tu as fait des choses très différentes. Tu as fais de la narration, tu as soutenu un petit film, tu as joué dans deux grosses productions et maintenant tu tournes Le Chaos en Marche. Est-ce qu’il y a quelque chose que tu préfères faire ? Les gens me posent souvent cette question et ça m’agace toujours, mais en même temps il en faut peu pour m’agacer. Est-ce que tu suis un plan précis ou est-ce que tu prends juste ce qui vient et ce qui t’intéresse ?

DR : Mon premier rôle principal était complètement incroyable. C’était presque ridicule pour mon tout premier film !  J’ai un agent fantastique. Je me sens vraiment chanceuse. Je crois très fermement au timing, après Star Wars, je n’ai pas eu de boulot pendant plus d’un an. Je me suis dit : «Oh mon Dieu ! Je pensais que ma vie serait plus chargée !». Puis j’ai à nouveau filmé Star Wars et le tournage du Crime de l’Orient-Express est arrivé au bon moment. C’était parfait ! Puis j’ai réussi à faire tenir dans mon emploi du temps deux choses que je voulais vraiment faire. Je pensais que je n’aurais pas le temps et puis finalement ça a fonctionné. Je n’ai pas de plan. Il y a des choses que je voudrais faire mais pour l’instant ça m’effraie trop. Je voudrais faire une pièce de théâtre mais actuellement je m’habitue tout juste à faire des films. Un jour, je ferai ça. Il n’y a pas de plan. Je me contente de me laisser porter.
Est-ce que tu as un plan, Adam ?

AD : Non, je pense que c’est la même chose que toi. Il y des choses que tu veux faire, puis il y a la réalité. Tu peux vouloir travailler avec tout le monde ou travailler sur des choses spécifiques autant que tu le veux. Mais si rien ne se passe ou si tu n’as pas d’opportunité, je suis complètement d’accord : la chance y est pour beaucoup. Mais je pense que ta personnalité, ton éthique de travail et ton visage jouent un rôle important. [Rires] J’ai reçu beaucoup de rôles de Quasimodo que j’ai refusés. J’aimerais beaucoup te voir dans une pièce de théâtre. Y en a t-il une que tu voudrais faire ?

DR : Lorsque Penélope [Cruz] et moi étions en train de tourner une scène pour Le Crime de l’Orient-Express, Ken a mentionné La Maison de Bernarda Alba, je me suis dit que ça doit être fantastique mais aussi terrifiant.  Mon trac, même sur les plateaux de tournage, est si grand que je suis réellement paralysée.  Aujourd’hui, je discutais avec Demián, un des acteurs avec qui je tourne actuellement Le Chaos en Marche, et il m’a dit « Tu dois faire quelque chose qui te plaît vraiment, parce que ce sera quand même terrifiant.» Répéter la même chose soir après soir, face à des gens qui viennent te voir et qui s’attendent à quelque chose, ça m’est vraiment étranger. Mais un jour je finirai par faire du Shakespeare.

AD : Quel est ton moment préféré quand tu travailles sur Star Wars ? Est-ce les combats au sabre-laser, les voyages, la pause déjeuner ou avoir la chance de me voir tous les jours et de pouvoir me coiffer ?

DR : Je ne sais pas si j’ai déjà correctement réfléchi à ça. J’adore aller dans la loge pour le maquillage, tout le monde est là, tu dis bonjour et on te fait un petit câlin. Le second Star Wars, quand j’y pense c’est vraiment bizarre parce qu’il me paraît vraiment à part. Je me suis sentie tellement distante. J’étais tellement déboussolée après la sortie du premier. C’était bizarre de s’y remettre, mais c’était familier et réconfortant. J’ai senti que j’étais perçue différemment, c’est vraiment bizarre. Mais lorsque tu te mets au boulot, tu es juste toi même et ce n’est pas un drame. Tu es juste au boulot: tu as fais ce que tu as à faire et tout le monde fait pareil. Je suis juste moi. J’adore faire partie d’un tout. Lorsque tu filmes, tu fais partie de quelque chose. Devenir ta meilleure amie, c’était ce qu’il y a eu de mieux.

AD : C’est un mensonge mais nous nous assurerons qu’il soit imprimé !

DR : [Rires]

AD : Lorsque nous avons fait la tournée promotionnelle pour le premier film, à chaque fois que nous arrivions dans un pays, tu m’as donné l’impression de parler couramment la langue en moins de cinq secondes ! D’où est-ce que ça te vient ? Nous sommes allés en Corée du Sud, au Japon, bien évidemment à Londres, là, tu parlais la langue couramment… Dans chaque pays où nous allions, tu connaissais la langue ! Qu’est-ce que c’est ? Tu as une bonne oreille pour les langues ou tu es du genre : « Oh, ouais, je m’essaie à tout et je suis super douée immédiatement!» ?

DR : [rires] N’exagérons pas ! J’ai appris à dire “Que la Force soit avec vous” et ” Merci” en Coréen et Japonais. Et c’est tout !

AD : J’ai vraiment galéré à apprendre ça pendant des heures !

DR : Tu as travaillé toute l’année. Je suis restée assise chez moi pendant toute une année à ne rien faire à part nettoyer les excréments de mon vieux chien [rires], donc j’avais le temps de m’entraîner. Je n’exagère pas ! C’est vraiment ce que j’ai fait pendant un an ! J’ai appris une seule chose dans deux langues différentes. Sur le tournage du Chaos en Marche, beaucoup de personnes sont franco-canadiens. J’essaie d’apprendre le Français.
Le pire c’est que je passe mon temps a demander ce que tel mot veut dire et les gens ont d’autres choses à faire. Ils me répondent : «Arrête de me demander et va chercher toi même la réponse dans le dictionnaire Français-Anglais !» [Rires]

AD : Tu te souviens de la fois où nous sommes allés au Japon ? Ils ont arrêté la voiture juste devant le tapis rouge et ils ont projeté notre arrivée sur un grand écran. Tout le monde était déguisé, il y avait des Princesse Leia partout ! Nous devions apparaître comme les membres d’un boys band avec un système d’ascenseur qui partait de dessous la scène mais nous étions tous trop grands. Donc nous avons dû nous accroupir sur la plaque montante et prétendre que nous montions avec la scène au fur et à mesure comme si nous étions debout depuis le début. Est-ce que tu te souviens de ça ou est-ce que j’ai passé les deux dernières années à raconter cette histoire sortie tout droit de mon imagination?

DR : Je m’en souviens!

AD :  Super ! Et il y avait quatre Stormtroopers à ma gauche et quatre à ta droite. Toi, moi, John Boyega J.J et dix Stormtroopers, nous étions accroupis sous la scène et on attendait qu’ils appuient sur le bouton pour que nous puissions prétendre monter. Ce n’est pas une question. Je voulais juste dire «Tu t’en souviens ?». [Rires]

DR : [Rires] Je l’avais oublié mais je suis contente que tu me l’ai rappelé ! Je me souviens que nous avons dû nous tenir debout sur scène pendant très longtemps. C’était vraiment gênant. Je suis contente que tu ais partagé ce souvenir !

AD : Très bien! Eh bien, Daisy, je pense que tu es brillante !

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